Phosphore
Sources les plus riches : Lactoserum, acide, poudre · Algue, ao-nori (Enteromorpha sp.), séchée ou déshydratée · Oeuf de poule, jaune, déshydraté — teneurs mesurées pour 100 g dans les fiches aliments.
Le phosphore (P) est un minéral essentiel, le deuxième plus abondant dans le corps humain après le calcium. Il est présent sous forme de phosphate (PO4^3-) dans l'organisme. La majorité du phosphore corporel se trouve dans les os et les dents sous forme de cristaux d'hydroxyapatite, tandis que le reste est distribué dans les cellules et les fluides corporels où il joue des rôles biochimiques vitaux.
Le phosphore est crucial pour la formation des os et des dents. Il est un composant essentiel des acides nucléiques (ADN et ARN), des phospholipides (constituants des membranes cellulaires) et de l' (adénosine triphosphate), la principale molécule de stockage d'énergie cellulaire. Il participe également à la régulation de l'équilibre acido-basique du sang et est impliqué dans les fonctions musculaires et nerveuses.
Métabolisme
L' du phosphore se fait principalement dans l'intestin grêle, où il est actif et influencé par la vitamine D. Environ 70 à 90 % du phosphore ingéré est absorbé. Le phosphore circulant est largement régulé par les reins, qui ajustent son pour maintenir les niveaux plasmatiques stables. Le phosphore est transporté dans le sang sous forme de phosphate inorganique. Le stockage principal se fait dans le tissu osseux.
Biodisponibilité
La du phosphore dépend de sa forme chimique. Le phosphore inorganique est mieux absorbé que le phosphore organique. La présence de dans les végétaux peut réduire significativement l' du phosphore car ils forment des complexes insolubles avec les minéraux. La vitamine D favorise l'absorption intestinale du phosphore, tout comme l'acidité du milieu intestinal.
Aliments les plus riches en phosphore (pour 100 g)
- 1.Levure chimique ou poudre à lever6050 mg
- 2.Lécithine de soja2750 mg
- 3.Son de riz1680 mg
- 4.Chanvre ou chènevis, graine décortiquée1650 mg
- 5.Chlorelle (chlorella), séchée ou déshydratée1510 mg
- 6.Courge, graine, séchée1230 mg
- 7.Tournesol, graine, grillé, salé1160 mg
- 8.Levure de bière en paillettes1100 mg
- 9.Spiruline (Spirulina sp.), séchée ou déshydratée1100 mg
- 10.Oeuf, jaune (jaune d'oeuf), en poudre1040 mg
- 11.Son de blé1010 mg
- 12.Germe de blé1000 mg
- 13.Lait en poudre, écrémé977 mg
- 14.Extrait de levure, à tartiner950 mg
- 15.Fromage fondu en portion (triangle), non enrichi874 mg
Données mesurées issues des fiches aliments de la Nutrithèque.
Selon l'âge
Les besoins recommandés varient avec l'âge. Chez l'adulte, les apports conseillés sont d'environ 700 mg/jour. Les enfants et adolescents en croissance ont des besoins plus élevés, tandis que les personnes âgées peuvent avoir des besoins similaires à ceux des adultes. Les femmes enceintes et allaitantes ont également des apports recommandés légèrement augmentés.
Signes de déficit
Les signes de en phosphore sont souvent non spécifiques et peuvent inclure une fatigue généralisée, une faiblesse musculaire, une perte d'appétit et une perte de poids. Dans les cas plus sévères, des troubles de la mémoire et de la confusion peuvent apparaître.
Signes de carence
Une sévère en phosphore (hypophosphatémie) peut entraîner une ostéomalacie (déminéralisation osseuse chez l'adulte), une rachitisme (chez l'enfant), une faiblesse musculaire marquée pouvant aller jusqu'à la paralysie, des problèmes respiratoires, des troubles cardiaques et neurologiques. Les personnes atteintes d'alcoolisme chronique, de malnutrition sévère ou de certaines maladies rénales sont particulièrement à risque.
Conséquences possibles d'un apport excessif
Un apport excessif en phosphore, surtout en combinaison avec un apport insuffisant en calcium, peut perturber le phosphocalcique. Chez les personnes dont la fonction rénale est compromise, un excès de phosphore peut entraîner une hyperphosphatémie, contribuant au développement de maladies cardiovasculaires et de calcifications ectopiques.
Toxicité
La directe du phosphore par excès d'apport alimentaire est rare chez les individus en bonne santé rénale. L'hyperphosphatémie est généralement causée par une insuffisance rénale. Les seuils de toxicité ne sont pas clairement définis pour le phosphore alimentaire chez les sujets sains, mais des niveaux plasmatiques élevés de phosphate sont associés à des risques pour la santé.
Biomarqueurs biologiques
Le principal de l' du phosphore est la concentration de phosphate inorganique dans le ou le sanguin. Le rapport phosphore/créatinine urinaire peut aussi être utilisé pour évaluer l' rénale.
Examens biologiques associés
Les examens biologiques pertinents incluent la phosphatémie (dosage du phosphore inorganique dans le sang), la calciémie, la phosphatases alcalines, et la créatinine sanguine (pour évaluer la fonction rénale). La phosphorurie peut également être mesurée.
Indications ou usages étudiés
Le phosphore est indiqué dans le traitement de l'hypophosphatémie symptomatique, notamment lors de réalimentation rapide de patients dénutris ou en cas d'alcoolisme chronique. Il est parfois utilisé comme agent tampon ou dans certaines formulations pharmaceutiques.
Précautions
La en phosphore doit être utilisée avec prudence chez les patients insuffisants rénaux, en raison du risque d'hyperphosphatémie. Il faut également considérer l'interaction potentielle avec le du calcium. La prudence est de mise en cas d'hypoparathyroïdie.
Supplémentation
La en phosphore est généralement réalisée sous forme de phosphates de sodium, de potassium, de calcium ou de magnésium. Elle est principalement prescrite dans des contextes cliniques spécifiques d'hypophosphatémie symptomatique sous surveillance médicale stricte, et non en usage courant pour le 'boost' nutritionnel.
Les informations présentées dans cette application ont un objectif documentaire et éducatif. Elles ne constituent ni un diagnostic, ni une prescription, ni un avis médical personnalisé.
