Vitamine k1
Sources les plus riches : Sauge, séchée · Thym, déshydraté · Basilic, déshydraté — teneurs mesurées pour 100 g dans les fiches aliments.
La vitamine K1, ou phylloquinone, est une vitamine d'origine végétale, principalement présente dans les légumes à feuilles vertes. Elle est la forme principale de vitamine K dans l'alimentation humaine.
Elle agit comme essentiel pour la gamma-carboxylation de résidus d'acide glutamique sur certaines protéines, un processus crucial pour l'activation des facteurs de coagulation sanguine (II, VII, IX, X) et des protéines régulatrices de la minéralisation osseuse, comme l'ostéocalcine.
Métabolisme
Absorbée dans l'intestin grêle via les micelles biliaires, elle est transportée par les chylomicrons vers le foie. Contrairement aux vitamines K2, elle est rapidement éliminée par le foie et possède une durée de vie plasmatique courte. Le stockage est limité.
Biodisponibilité
La de la K1 est relativement faible, surtout dans les végétaux crus en raison de son lien étroit avec les membranes chloroplastiques. La consommation concomitante de lipides améliore significativement son intestinale.
Aliments les plus riches en vitamine k1 (pour 100 g)
- 1.Basilic, séché1710 µg
- 2.Sauge, séchée1710 µg
- 3.Thym, séché1710 µg
- 4.Persil, frais1640 µg
- 5.Persil, séché1360 µg
- 6.Chlorelle (chlorella), séchée ou déshydratée1350 µg
- 7.Spiruline (Spirulina sp.), séchée ou déshydratée1270 µg
- 8.Herbes aromatiques fraîches (aliment moyen)1140 µg
- 9.Ascophylle noueux ou goémon noir (Ascophyllum nodosum), séché ou déshydraté1020 µg
- 10.Chou frisé, cuit817 µg
- 11.Pissenlit, cru778 µg
- 12.Chou frisé, cru705 µg
- 13.Marjolaine, séchée622 µg
- 14.Origan, séché622 µg
- 15.Cresson alénois, cru542 µg
Données mesurées issues des fiches aliments de la Nutrithèque.
Selon l'âge
Les apports nutritionnels conseillés sont d'environ 70-80 microgrammes par jour pour un adulte en bonne santé. Les besoins augmentent légèrement avec l'âge pour soutenir la santé osseuse. Aucun apport spécifique n'est défini pour la grossesse ou l'allaitement au-delà des recommandations standards.
Signes de déficit
Un modéré peut se manifester par une fragilité osseuse accrue ou une diminution de la carboxylation de certaines protéines circulantes, sans pour autant impacter immédiatement les tests de coagulation standard.
Signes de carence
La sévère se traduit par une coagulopathie, caractérisée par un allongement du temps de prothrombine, augmentant le risque d'hémorragies spontanées, d'ecchymoses et d'épistaxis.
Conséquences possibles d'un apport excessif
Les conséquences d'un apport alimentaire excessif en K1 sont rares chez les individus sains, le foie régulant étroitement ses niveaux circulants par une dégradation rapide.
Toxicité
La phylloquinone présente une très faible. Aucun niveau maximal de sécurité n'a été établi, car aucune toxicité n'a été rapportée même à doses élevées chez les sujets sains.
Biomarqueurs biologiques
Le taux sérique de phylloquinone reflète principalement les apports récents, tandis que le taux d'ostéocalcine sous-carboxylée est un sensible de l'état de la vitamine K au niveau tissulaire et osseux.
Examens biologiques associés
L'examen de référence est la mesure du temps de prothrombine (TP) ou de l'INR, utilisés pour évaluer l'activité des facteurs de coagulation vitamine K-dépendants.
Indications ou usages étudiés
Elle est utilisée cliniquement en prévention des hémorragies chez le nouveau-né, ainsi que dans le traitement des surdosages aux anticoagulants antivitamine K (AVK) pour restaurer l'hémostase.
Précautions
La prudence est requise chez les patients sous traitement anticoagulant oral (AVK), car un apport fluctuant en vitamine K1 peut interférer avec l'efficacité thérapeutique du médicament. Une stabilité des apports est recommandée.
Supplémentation
La est généralement réservée aux contextes cliniques spécifiques ou aux malabsorptions sévères. Elle est souvent administrée sous forme synthétique (phytoménadione) en milieu hospitalier.
Les informations présentées dans cette application ont un objectif documentaire et éducatif. Elles ne constituent ni un diagnostic, ni une prescription, ni un avis médical personnalisé.
