Iode
Sources les plus riches : Gracilaire, séchée ou déshydratée · Kombu breton, séchée ou déshydratée · Kombu royal, séchée ou déshydratée — teneurs mesurées pour 100 g dans les fiches aliments.
L'iode est un indispensable à la vie, présent en quantités infimes dans l'organisme. Il constitue le composant essentiel des hormones thyroïdiennes.
L'iode permet la des hormones thyroïdiennes (T4 et T3), qui régulent le basal, la croissance, le développement du système nerveux central chez le fœtus et l'enfant, ainsi que les fonctions cognitives.
Métabolisme
Ingéré principalement sous forme d'iodure, il est absorbé dans l'estomac et l'intestin grêle. Il est capté par la glande pour la hormonale, puis éliminé majoritairement par voie rénale.
Biodisponibilité
La de l'iode alimentaire est généralement très élevée (supérieure à 90%). Elle peut être réduite par la consommation importante d'aliments goitrogènes (choux, manioc) contenant des substances interférant avec le captage thyroïdien.
Aliments les plus riches en iode (pour 100 g)
- 1.Kombu breton (Laminaria digitata), séché ou déshydraté459000 µg
- 2.Kombu royal (Saccharina latissima), séché ou déshydraté410000 µg
- 3.Gracilaire ou ogonori (Gracilaria verrucosa), séchée ou déshydratée356000 µg
- 4.Kombu ou kombu japonais (Saccharina japonica), séché ou déshydraté233000 µg
- 5.Ascophylle noueux ou goémon noir (Ascophyllum nodosum), séché ou déshydraté68500 µg
- 6.Fucus vésiculeux (Fucus serratus ou Fucus vesiculosus), séché ou déshydraté42000 µg
- 7.Wakamé atlantique (Alaria esculenta), séché ou déshydraté36200 µg
- 8.Agar (algue), séché36000 µg
- 9.Lichen de mer ou pioca ou goémon rouge (Chondrus crispus), séché ou déshydraté31300 µg
- 10.Dulse (Palmaria palmata), séchée ou déshydratée22900 µg
- 11.Ao-nori (Ulva sp., ex Enteromorpha sp.), séchée ou déshydratée9900 µg
- 12.Haricot de mer (Himanthalia elongata), séchée ou déshydratée8960 µg
- 13.Laitue de mer (Ulva sp.), séchée ou déshydratée8450 µg
- 14.Maërl ou lithothamne (Lithothamnion), séché ou déshydraté6410 µg
- 15.Nori (Porphyra sp., Pyropia), séchée ou déshydratée5620 µg
Données mesurées issues des fiches aliments de la Nutrithèque.
Selon l'âge
Les besoins journaliers recommandés sont de 150 µg pour les adultes, 200-250 µg pour les femmes enceintes et allaitantes, et varient de 90 µg (nourrissons) à 150 µg (adolescents) selon l'âge.
Signes de déficit
Un modéré peut entraîner une fatigue, une légère baisse des capacités intellectuelles et une augmentation du volume thyroïdien (goitre).
Signes de carence
La sévère provoque l'hypothyroïdie, un goitre, et chez le fœtus, un risque majeur de retard mental irréversible (crétinisme) et de troubles de la croissance.
Conséquences possibles d'un apport excessif
Un apport excessif chronique peut perturber la fonction thyroïdienne, induisant soit une hypothyroïdie (effet Wolff-Chaikoff), soit une hyperthyroïdie induite par l'iode, surtout chez les sujets prédisposés.
Toxicité
La limite supérieure de sécurité est fixée à 600 µg/jour pour les adultes. Une aiguë est rare mais peut survenir à des doses extrêmement élevées, provoquant des brûlures buccales, des douleurs abdominales et une anurie.
Biomarqueurs biologiques
La iodurie (concentration d'iode dans les urines sur 24 heures ou rapportée à la créatinine) est le meilleur marqueur de l'apport récent en iode au niveau d'une population.
Examens biologiques associés
Le dosage de la TSH sérique est l'examen de référence pour évaluer l'impact fonctionnel d'un déséquilibre iodé, complété éventuellement par la mesure du volume thyroïdien par échographie.
Indications ou usages étudiés
La est indiquée en cas de avérée, dans les zones de géographie pauvres en iode, et durant la grossesse pour prévenir les retards neurodéveloppementaux.
Précautions
La doit être évitée chez les patients présentant des pathologies thyroïdiennes auto-immunes (maladie de Basedow ou Hashimoto) sans avis médical, sous peine d'aggraver leur état.
Supplémentation
La se fait souvent par enrichissement du sel de table ou par des comprimés d'iodure de potassium, dans un cadre de santé publique ou de suivi médical strict.
Les informations présentées dans cette application ont un objectif documentaire et éducatif. Elles ne constituent ni un diagnostic, ni une prescription, ni un avis médical personnalisé.
